Sortir avec succès de sa zone de confort

Nous vivons à une époque où les entreprises, les travailleurs autonomes et l’ensemble des professionnels doivent se redéfinir constamment et s’ajuster aux avancements technologiques, à la concurrence, etc. Arrêter d’avancer devient synonyme de reculer. Les personnes et les entreprises qui ont le plus de succès sont celles dont la zone de confort est la plus grande.

Notre zone de confort est cet espace dans lequel nous avons la perception d’être en sécurité, en maitrise de nos moyens et détendus. Cette zone est nécessaire pour notre équilibre, mais elle peut aussi devenir notre prison si l’on refuse de la faire évoluer.

Aller vers l’inconnu, vers la différence, se sentir vulnérable et incompétent quand nous devons acquérir de nouvelles compétences n’est ni agréable, ni un choix facile au premier abord. Pourtant, le changement et la transformation sont partout autour de nous : la nature, la société, le milieu professionnel, etc. Ils constituent les fondements mêmes de la suivie de l’humanité, alors accepter de sortir de sa zone de confort et de l’agrandir s’avère une nécessité tant au niveau professionnel que personnel. Mais comment en faire des expériences agréables, plutôt que des évènements anxiogènes?

Grandir c’est gratifiant!

Si vous dressez la liste de ce dont vous êtes le plus fier dans votre vie, vous remarquerez sans doute que la première étape pour atteindre l’objectif fixé a été de sortir de votre zone de confort. Vous avez peut-être déjà oublié la nervosité du départ, les premières erreurs, mais elles ont été nécessaires à votre apprentissage et votre réalisation.

Deux raisons pour sortir de sa zone de confort

  • Parce qu’on est obligé – Parfois, c’est l’extérieur − notre milieu de travail, notre santé, nos enfants − qui nous impose d’effectuer des changements qui nous propulsent hors de notre espace confortable. Nous percevons alors que l’effort à fournir est plus grand. La résistance que provoque en soi ce type de changement est stressante, voire épuisante. Tant que nous percevons l’évènement ou la situation comme une agression ou une injustice, l’expérience sera négative, peut-être même pénible. L’anticipation et les scénarios catastrophes que nous créons constituent la source de notre inconfort et de nos symptômes de stress.
  • Par choix – Sortir de notre zone de confort provient d’un besoin intérieur, quand nous ressentons que le statu quo n’est plus une possibilité, que pour nous sentir vivants nous devons vivre de nouvelles expériences ou acquérir de nouvelles compétences. En général, nous vivons ces moments avec beaucoup d’enthousiasme et d’excitation. On ne compte plus nos heures, car nous sommes concentrés sur ce qui nous passionne, notre objectif et les bénéfices souhaités.

De toute évidence, choisir le changement est toujours une option plus facile que de se le faire imposer.  Cependant, nous entrainer à accomplir de petits changements, de petites sorties de notre zone si protégée, nous prépare et nous habitue à ne pas percevoir les transformations de manière si négative lorsqu’elles nous sont imposées. Plus nous en avons l’habitude, plus sortir de notre zone de confort devient agréable et facile.

Trois étapes pour agrandir sa zone dans le plaisir

  • La préparation : Bien entendu, on ne se lance jamais dans le vide. On se donne un plan de match. Diviser les apprentissages est important : ne vous lancez pas à tout acquérir dans le même laps de temps, allez-y pas à pas, une étape à la fois. Par exemple, vous avez à réaliser une présentation; dans un premier temps, préparez bien votre sujet, sa structure, son visuel, puis connaissez sa salle, ensuite répétez votre présentation, etc. Plus vous éliminerez les surprises et les zones grises, plus vous pourrez visualiser concrètement la situation et plus vous diminuerez votre stress et augmenterez votre confiance.
  • L’action : Lorsque nous sommes outillés, il faut nous lancer… et accepter les erreurs! Soyez indulgent, ayez des attentes réalistes. C’est le moment d’apprendre, de rebondir et de refaire l’exercice ou la tâche pour s’améliorer. Il n’y a que dans l’action que vous pouvez évaluer vraiment votre degré de connaissance et de maitrise.
  • Le réflexe : Lors de vos premières actions, vous ne serez peut-être pas très confortables. Mais avec la pratique et l’expérience, le réflexe va s’installer et faire que cette nouvelle expérience deviendra de plus en plus facile à vivre. À un an, il faut bien se concentrer pour marcher; à 20 ans, c’est un réflexe et on ne réfléchit plus du tout à la façon dont on fait ses transferts de poids… entre les deux, au passage de l’adolescence, il faut toutefois souvent rappeler à nos ados comment sortir du divan!

 Comme la perfection ne s’atteint pas au premier coup, agrandir sa zone de confort, c’est accepter d’effectuer des erreurs, choisir de grandir et accepter de se faire surprendre par la vie. Mais le chemin qui nous sort de notre zone de confort est généralement le plus sûr vers le succès et l’accomplissement de soi. Bonne route!